Calendrier de réservation des visites

Rien de 25 septembre 2022 à 24 septembre 2023.

Modalités de visites

Pour visiter le Trou des Vents d’Anges, c’est très simple. Il est tout d’abord primordial d’accepter ce type de visite « encadrée ». Ces entraves ne sont pas destinées à vous brimer mais à dégrader le moins possible le site. Le cheminement est balisé par des signes réfléchissants et quelquefois limité dans les zones les plus fragiles par des fils tendus entre des piquets. Si vous n’acceptez pas ce système, renoncez à la visite, des tas d’autres cavités vous tendent les bras. Ne visitez pas à contre-coeur au risque de commettre des maladresses préjudiciables à l’intégrité du site.

  1. Choisir une date libre sur le calendrier ci-dessus (les dates qui apparaissent sont déjà réservées).
  2. Prévenir un des responsables par mail en cliquant sur leur nom dans la liste ci-dessous.
  3. Consulter et imprimer la fiche. (voir aussi en bas de page)
  4. Le jour ou avant la visite, passer chez le responsable contacté qui vous remettra la clé et les documents.
  5. Acétos interdites dans la cavité sauf une en secours dans un kit si nécessaire, les éclairages à leds sont maintenant très performants. Munissez-vous de matériel propre (combis, cuissards, bottes) afin de salir le moins possible la cavité.
  6. Impératif ! Formez des groupes de 8 personnes maximum à la fois (si vous êtes plus, divisez le groupe en 2 et faites 2 visites décalées).
  7. A la sortie, remplissez la fiche et rapportez la clé chez le responsable.
  8. N’hésitez pas à signaler des incidents, dégradations ou des constatations après la sortie.
  9. Soyez prudents en période de chasse, il peut y avoir des battues à proximité de la cavité et le long de la piste. Renseignez-vous auprès des chasseurs pour savoir si le passage est possible.

Bonne visites et soyez prudents!

Coordonnées des responsables

  • Michel NOEL: 910 Bd de Rivoli – 11000 CARCASSONNE – Mail: granelnoel@free.fr
  • Michel GRILLERES: Rue Georges Brassens – 11600 CONQUES sur ORBIEL – Mail: grilleresmichel191@gmail.com
  • Marie GUÉRARD: Le Baraillé – 11160 CAUNES MINERVOIS – Mail: marigogote@wanadoo.fr – Tél: 04 68 78 07 14
  • Christophe BES: 9 rue René Descartes – 11000 CARCASSONNE – Mail: stoche.bes@orange.fr – Tél: 06 43 47 18 49
  • Christian AMIEL: 5 chemin de Bel Mati – 11160 VILLENEUVE MINERVOIS – Mail: amiel.christian@orange.fr – Tél: 06 76 48 98 73

La Topo

Quelques photos

Historique

Explication du nom :

Découverte vers la fin septembre 2005, le trou des Vents d’Anges doit son nom à la conjonction de plusieurs facteurs: la date de sa découverte, en pleine période de vendanges; le courant d’air sensible qui en sortait et toutes les promesses de découvertes possibles sur un massif presque vierge de grandes cavités et au potentiel impressionnant.

La découverte :

Après quelques sorties percutantes qui font vibrer la vallon si calme de la Fount dal Rey (Font du Roi), Michel Grillères part se dégourdir les jambes dans le vallon voisin et repère une petite fissure qui lui parle. Peu de temps après, la petite équipe du SCM qui s’acharne depuis quelque temps sur le massif a la joie de déboucher dans une première petite salle le 25 octobre 2005. La suite est encore étroite, le courant d’air qui s’est intensifié pendant les travaux d’élargissement n’est plus aussi net, ça devient déjà un peu plus compliqué. Plusieurs passages sont néanmoins repérés. Le premier donne sur un petit puits borgne. Le second est tortueux, ébouleux et venteux. On débouche au sommet d’une faille encombrée de lames rocheuses (puits du requin marteau). En bas, ça s’élargit et on explore plusieurs conduits, arrêt sur blocs. Plus haut, on remonte une petite cheminée dont le haut semble être très proche de la première salle. C’est rapidement confirmé et agrandi car le passage est beaucoup plus facile par là. Plus tard, les blocs sont franchis et une galerie pentue et prometteuse au contact des schistes est parcourue jusqu’à une petite lucarne à -40m. A-t-on trouvé la suite ? Après la lucarne, on retrouve rapidement une zone étroite, il y a bien un amont avec plusieurs conduits mais ils s’achèvent tous sur des trémies peu engageantes.

La branche de -83m :

En aval, le seul indice est l’actif qui part sous une voûte insignifiante. On s’y attaque quand même et on passe au bout de 4 sorties après avoir creusé 8m dans la boue et les cailloux. Derrière on se relève dans un conduit plus spacieux bien que très ébouleux. On descend rapidement dans un conduit plus spacieux et prometteur, la Salle de la première neige, une étroiture est rapidement éliminée à coups de marteau. Elle est suivie par un beau méandre entrecoupé de ressauts et de petites marmites, on se croirait dans un petit « Castanviels » (grosse cavité explorée à la même période sur le massif). Un nouveau rétrécissement nous freine mais il est vite éliminé et on se retrouve dans une salle spacieuse concrétionnée à la profondeur de -83m. Pas de suites évidentes sans gros travaux et de plus, il y a longtemps qu’on a perdu le courant d’air. Toutes ces aventures nous ont occupés jusqu’en mars 2006 et le réseau développe déjà dans les 450m.

La récompense !

Il nous faut retrouver le courant d’air et pour cela, il faut reprendre les recherches dans la zone d’entrée, là où il est le plus fort. C’est le 22 mars 2006 que Grillou et Stoche vont revoir une poche ébouleuse déjà visitée par Gounel et Cut. Après avoir passé une étroiture en triangle, les blocs bouchent le passage 3m plus loin. Mais Stoche entend un bruit derrière, de l’eau coule, ou ruisselle plutôt, c’est bon signe, il n’ y a pas un gros courant d’air mais c’est un bon indice. Effectivement, le 26 mars Grillou et Gounel passent facilement après 2 tirs, c’est déjà plus grand et ils s’arrêtent au sommet d’un ressaut, gros écho plus loin. Et le 02 avril 2006, c’est le début de sorties mémorables pour tous les participants. D’abord la grande Salle du CPE, puis le début de l’actif suivi par le fond de -242m, le gros morceau de la lucarne (-180m) à l’actif (-335m) et tout le fond. Entre le 2 et le 22 avril, la branche principale est explorée, arrêt décevant à -344m, l’eau s’infiltre à travers les graviers sans aucun espoir. Décevant car la morphologie de la cavité promettait beaucoup plus. Néanmoins on ne fait pas les difficiles, car non contents de participer à une belle aventure, la cavité que nous sommes en train d’explorer est vraiment magnifique et nous offre des paysages exceptionnels et nous prouve que le massif des Soulanes a vraiment du potentiel.

Les annexes :

Nous sommes en train de découvrir deux cavités remarquables par leur taille et leur importance et ce ne sont que des affluents d’importance relative vis à vis du réseau actif qui passe sous le massif. Cela promet des kilomètres et même des dizaines de kilomètres de réseau si on arrive à trouver le collecteur qui doit couler quelques dizaines de mètres plus bas. D’ailleurs, à la fin de cette année 2006, près de 4,5 km de conduits sont déjà explorés et topographiés aux Vents d’Anges ce qui est déjà une grande réussite. Les explorations vont continuer en 2007. Le moindre passage est pisté, exploité, agrandi et souvent exploré puis topographié. La découverte principale de 2007 est la remontée de l’affluent des Anémos. Il débute à -227m dans la Salle des Obus. Cette arrivée d’eau d’aspect étroit avait été jusqu’alors délaissée. C’est vrai que c’est assez étroit et très humide sur les premières dizaines de mètres. On suit les schistes. De belles cascades sont remontées brillamment par nos grimpeurs, les dimensions prennent de l’ampleur et le décor est à la hauteur. De sorties en sorties, plus de 600m sont explorés dans cet affluent et on atteint la cote +6 m ! plus haut que l’entrée ! dans un vallon à côté de la Condamine. Un contact ARVA est effectué, il ne manque que quelques mètres pour déboucher en surface. Nous laissons ce chantier en suspens pour le moment. Fin 2007, nous avons ajouté 800m de conduits à la cavité qui arrive à 5 200m.

Et maintenant ?

Les explos s’essoufflent un peu en 2008. Rien de très important n’est mis à jour, mais des compléments d’explo et des nouveaux chantiers rajoutent 400m aux Vents d’Anges qui arrivent à 5 600m de développement, une des plus longues cavités audoises. Pour l’avenir, il reste encore des points intéressants comme la continuation de l’affluent des Bains Douches qui pourrait donner une nouvelle branche semblable à celle des Anémos, l’escalade des Tuniques Bleues à terminer et divers points à revoir dans la cavité mais dans l’état actuel des choses, il semble que la majorité de ce qui pouvait l’être a été mis au jour. L’Affluent des Bains Douches a été attaqué en 2009 et a livré 70m de conduits humides et étroits, chantier difficile qui sera poursuivi en 2010.

Description

C’est une cavité très variée qui comprend en gros cinq parties vraiment différentes et complémentaires:

  1. La zone d’entrée, chaotique, au contact des schistes et des dolomies, présente des parties étroites et ébouleuses et de gros volumes comme la Salle du CPE. Elle offre aussi des zones concrétionnées et des curiosités géologiques comme les affleurements de muscovite. Elle s’achève à -130m sur l’actif.
  2. La zone active est complètement différente de la première et est constituée d’un grand méandre parcouru par un ruisseau pérenne alimenté par plusieurs affluents. Elle débute à -130m. Elle est coupée de quelques ressauts verticaux comme le P 20, on la quitte à -180m mais elle se poursuit jusqu’à -242m par une succession de puits arrosés jusqu’à un rétrécissement infranchissable.
  3. La zone concrétionnée s’atteint par une lucarne à -180m. Il faut ensuite franchir une faille, passer l’arrivée d’eau des Bains Douches et descendre un P9. La suite est indiquée par un cheminement matérialisé par des petits piquets et des fils. Une succession de salles et de conduits dans lesquels les coulées polychromes dominent ainsi que les aragonites. On arrive ensuite à la Salle des Baguettes dans laquelle se trouvent un des clous de la cavité, les « baguettes de gour », ensemble exceptionnel de concrétions d’origine bactérienne. La visite se poursuit jusqu’à la Salle du Sable, à -230m, lieu idéal pour se reposer et se restaurer.
  4. Les trémies constituent un secteur complètement différente du reste de la cavité. Il s’agit d’une zone très chaotique constituée en fait d’un énorme empilement de blocs, appelée trémie. Celle-ci est énorme et offre la rare particularité de pouvoir être entièrement parcourue et ce sur 130m de dénivelée ! 100m de descente au milieu de blocs parfois énormes et souvent constellés de fins cristaux nous amène -335m sur l’actif. 30 m de montée à partir de la salle du sable donnent accès au sommet d’un gros vide, haut de la trémie qui constitue la plus grande salle de la cavité, la Salle des Tuniques Bleues, à ne pas manquer.
  5. L’actif constitue la dernière partie de la cavité, elle est empruntée par un actif pérenne de quelques litres par seconde de débit qui coule dans un grand méandre. On peut le suivre sur 50m en amont et 400m en aval jusqu’à la cote -344m.

En 2015, le développement total de la cavité est estimé à 5 900m et sa dénivellation atteint 350m (-344; +6).